Celle que vous croyez par Camille Laurens

dsc_0210Zoom sur le livre !

Titre : Celle que vous croyez
Auteur : Camille Laurens
Edition : France Loisirs
Nombre de pages : 186 pages

Mon résumé :

Claire Millecam, professeur à l’université, divorcée, approche la 50aine et a du mal à accepter le temps qui passe et le regard que la société porte sur les femmes matures. Pour surveiller son jeune amant, elle crée un faux profil Facebook, se cachant derrière l’avatar d’une belle jeune femme. Prise à son propre piège, dans le tourbillon du mensonge, elle fait la rencontre de KissChris et tombe rapidement sous son charme…

Mon avis :

♥ ♥ ♥ ♥ ♥

J’ai découvert cette auteure et ce livre sur le plateau de On n’est pas couché, présenté par Laurent Ruquier, et j’avais noté son titre dans un coin de ma tête. J’ai sauté dessus quand je l’ai découvert dans ma boutique France Loisirs. Je ne regrette absolument pas, la plume de Camille Laurens est mon coup de cœur pour ce début d’année 2017 !

Dès les premières pages, le style parlé et le rythme saccadé ont su me happer dans leur tourbillon… La narration menée essentiellement au début du livre par Claire Millecam, laisse apparaître le profil d’une femme cultivée mais très perturbée, voire névrosée. Une ambiance lourde pèse sur l’histoire qui commence par l’enregistrement de l’audition de Claire en Gendarmerie puis par ses échanges avec le Docteur Marc B., psychologue. Le fait que l’on retrouve ici uniquement ses réponses mais pas les questions laisse notre imagination s’ouvrir…

La notion de désir y est largement évoquée. A travers son récit, Claire (ou Camille Laurens ?) porte un regard acide sur la condition de la femme en général, qu’elle soit d’Occident ou d’Orient, et plus particulièrement sur la situation des femmes matures qui, passées, un certain âge, ne sont plus bonnes à rien.

vous avez vu Madonna les gens lui reprochent de « vouloir continuer à exister » c’est ça ce sont les mots exacts que j’ai lus dans le journal un vrai journal un journal sérieux « à cinquante-cinq ans Madonna est pathétique de vouloir continuer à exister » qu’est-ce qu’il faut alors il faut vouloir cesser d’exister (p. 13)

Le fond, la forme tout y est ! L’auteur manie l’art des mots à la perfection ! Plusieurs trames et issues se dessinent au cours de la lecture, couvrant parfaitement les thématiques du désir, du mensonge, du temps qui passe. Si bien qu’en fermant le livre, je n’ai pu m’empêcher de me demander « qui est qui ? », « pourquoi ? » et je suis donc aussitôt repassée à une deuxième lecture !

A ce propos, la phrase :

Je ne crois pas que le lecteur prenne les titres pour lui (p. 121)

ne doit-elle pas raisonner comme un écho avec le titre Celle que vous croyez… ? Dans le sens où j’ai eu à de nombreuses reprises, l’impression de me faire berner !

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