Les médicaments m’ont tuée par Elise Maillard

Ce livre m’a de suite interpellé de par son titre choc en gros caractères rouges et parce que les sujets de santé, de société m’intéressent toujours.

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Zoom sur le livre :

Titre : Les médicaments m’ont tuée
Auteur : Elise Maillard
Edition : Albin Michel
Nombre de pages : 195

 

Résumé :

Le titre est à la 1ère personne du singulier mais Elise Maillard nous raconte en réalité le cauchemar vécu par sa sœur, Delphine.

Un jour, Delphine ne se sent pas bien, a mal à la tête et décide de prendre de l’Ibuprofène, un anti-inflammatoire que l’on a tous et toutes dans nos armoires à pharmacie.
Dans les jours qui suivent, son état empire : poussées de fièvre, yeux qui gonflent, démangeaisons.
Delphine prend alors l’avis des médecins qui mettent rapidement ces symptômes sur le compte d’une intoxication médicamenteuse, une surréaction. L’Ibuprofène est suspecté d’en être à l’origine. Son corps a fait une réaction à ce médicament auquel elle était pourtant habituée et s’est mis en mode « auto-défense« , il commence à se consumer de l’intérieur, comme pour « éradiquer l’ennemi » qui attaque son corps. Elle va alors avoir de graves brûlures sur le corps, des cloques, les muqueuses vont être touchées. Le risque est que cela atteigne ensuite les organes vitaux.
Il s’agit là du syndrome de Lyell.

Le livre se compose de 4 grandes parties représentant les 4 semaines d’évolution du syndrome chez Delphine.
Avant cela, l’auteur nous explique ce qu’est le syndrome de Lyell et donne quelques chiffres assez impressionnants sur les risques médicamenteux. Il commence par ces quelques mots :

« En France, il y a quatre fois plus de décès par an liés à la prise d’un médicament que de morts sur la route. »

Enfin, un épilogue : 7 ans après, qu’est-elle devenue ? Y-a-t-il des séquelles ?

L’atteinte n’est pas seulement physique puisqu’on insiste beaucoup (trop peut-être ?) sur les hallucinations, les cauchemars liés je crois surtout à l’administration de morphine pour pallier à la douleur.

L’importance du soutien familial est très largement mise en avant.

Mon avis :

♥ ♥ ♥ ♥ ♡

Cet ouvrage n’est pas sectaire mais le message délivré n’en n’est pas moins militant : les consommateurs manquent d’informations.

« D’un côté la mention du risque sur les notices de médicaments n’est pas toujours indiquée, de l’autre certaines firmes pharmaceutiques préfèrent, pour se protéger, indiquer le syndrome parmi les effets indésirables possibles même si aucun cas clinique n’a été constaté, il conviendrait de lever l’incertitude. »

A noter que ce livre est sorti dans un contexte un peu particulier, un contexte de (nouveau) scandale médicamenteux, celui de la Dépakine.

Dites-moi ce que vous pensez de ce livre, si vous l’avez lu.
Dites-moi dans le cas contraire, s’il vous tente ?
Et quel est votre rapport aux médicaments ?

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