L’Abolition de Robert Badinter

Zoom sur le livre :

Titre : L’Abolition
Auteur : Robert Badinter
Edition : Fayard
Nombre de pages : 327

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La 4ème de couverture :

Ce livre est le récit de ma longue lutte contre la peine de mort. Il commence au jour de l’exécution de Claude Buffet et de Roger Bontems, le 24 novembre 1972, et s’achève avec le vote de l’abolition, le 30 septembre 1981. Depuis lors, l’abolition s’est étendue à la majorité des Etats dans le monde. Elle est désormais la loi de l’Europe entière. Elle marque un progrès irréversible de l’humanité sur ses peurs, ses angoisses, sa violence. A considérer cependant les exécutions pratiquées aux Etats-Unis, en Chine, en Iran et dans de nombreux autres pays, le combat contre la peine de mort est loin d’être achevé. Puisse l’évocation de ce qui advint  en France servir la grande cause de l’abolition universelle.
R.B.

Mon avis :

♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Le récit commence avec l’exécution de Buffet et Bontems, l’un était un criminel récidiviste, l’autre son complice lors de son dernier crime mais tout deux furent condamnés à la même peine capitale. A partir de cette injustice, Robert Badinter retrace son combat jusqu’à l’obtention de l’abolition de la peine de mort en 1981 alors qu’il était Garde des Sceaux, sous François Mitterand.

Un livre très intéressant, renseigné et écrit avec le cœur puisqu’il relate le combat d’une vie ayant mené à un grand progrès Humaniste de notre société. Robert Badinter nous expose de nombreuses cas d’injustice et compare régulièrement la peine de mort au résultat d’une loterie. Cela dit, ma lecture m’a parfois donné l’impression que la peine de mort n’était qu’en partie remise en cause, pour son côté aléatoire, plutôt que sur le principe en lui-même. Si vous l’avez lu, qu’en pensez-vous ?

Les citations :

P.122 :

Plus que jamais je combattrais cette loterie sanguinolante.

P. 134 :

Si on l’avait épargnée au « monstre » de Troyes, comment l’appliquer à d’autres sans susciter le sentiment d’une injustice, d’une loterie judiciaire dont l’enjeu était la vie ?

P. 173 :

(…) il n’est rien de plus révoltant que la mise à mort, au nom de la Justice, d’un innocent. Cette seule évocation suffit à justifier l’abolition.

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