Comment Baptiste est mort de Alain Blottière

Zoom sur le livre :

Titre : Comment Baptiste est mort
Auteur : Alain Blottière
Edition : France Loisirs
Nombre de pages : 201

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4ème de couverture :

Enlevé dans le désert par un groupe de djihadistes avec ses parents et ses frères, Baptiste, après plusieurs semaines de captivité, est le seul à être libéré. Ponctué d’hésitations, de silences, son débriefing laisse apparaître des zones d’ombre, des secrets qu’il tient à garder. Le garçon semble aussi avoir perdu la mémoire d’événements importants. Peu à peu, néanmoins, se révèle l’histoire extraordinaire et cruelle de celui à qui ses ravisseurs ont donné le nom d’un renard du désert Yumaï.

Mon avis :

Baptiste est mort, oui. L’enfant qu’il était est mort. En quelques semaines de captivité, il a laissé place à Yumaï, un jeune soldat impassible, froid.

J’ai apprécié cette lecture sur la forme. Les chapitres alternent de manière fluide : tantôt dans le passé avec la narration de la prise d’otage et de la captivité, tantôt au présent lors d’un entretien entre Baptiste et un médecin-psychologue (je crois ?) (Pardonnez-moi de l’appeler Baptiste mais j’ai envie de croire qu’il n’est pas mort).

Ses pauses, ses silences sont lourds de sens et font écho au silence qui pesait sur lui dans le désert.

J’ai apprécié cette lecture sur le fond. Baptiste a vécu des choses horribles dont certaines sont aujourd’hui difficiles à raconter, d’autres difficiles à se souvenir et d’autres encore seront dures à assumer. C’est l’histoire d’une déshumanisation, d’une destruction lente et d’une tentative de reconstruction forcée. On a vraiment le sentiment que l’enfant est sorti vide de ce calvaire. Une coquille vide qui ne réalise pas tout à fait d’ailleurs.
La relation qui lie Baptiste à ses ravisseurs est complexe. Il est en quelque sorte l’élu et se sent privilégié au point de développer un syndrome de Stockholm, une certaine sympathie pour ses ravisseurs.
Les dernières pages sont sous tension, une tension montante, jusqu’au coup de poing final. Pour le lecteur.

La phrase :

P. 39

Le secret tourmente
toutes ces choses dont on a honte
dont on a peur
et qu’on cache
toutes ces choses souvent sont douloureuses seulement parce qu’on ne les dit pas.

 

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